Mardi 19 mai 2009
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MOLEX : suspension du plan de restructuration ordonnée en référé !
Le juge des référés du tribunal de grande instance de Toulouse (TGI) a ordonné ce mardi la suspension du plan de
restructuration et des licenciements à l'usine de connectique automobile Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne).
Le juge a ordonné à la société Molex Automotive «de suspendre la mise en oeuvre du projet de restructuration et des licenciements pour motifs économiques qui en résulteraient, tant que le comité
d'entreprise n'aura pas été régulièrement informé et consulté».
Les syndicats de Molex avaient engagé une action en référé devant le tribunal de grande instance pour obtenir la «suspension» du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), estimant que le comité
d'entreprise n'avait «pas été loyalement informé» des projets de la direction.
Les représentants du personnel, la direction de l'usine et les services de l'Etat ont signé début mai, après la séquestration de deux dirigeants de Molex, un accord repoussant de quatre mois la
fermeture du site (fin octobre au lieu de fin juin).
Un total de 283 emplois sont menacés par le projet de fermeture de cette usine située à une trentaine de km au nord de Toulouse.
CONTINETAL : manif devant la Bourse avant une réunion à FRANCFORT!
Les salariés de Continental du site de Clairoix ont brûlé des pneus devant l'ancien siège de la Bourse à Paris,
pour dénoncer la fermeture du site à la veille d'une négociation à Francfort sur des indemnités.
Deux à trois cents salariés de l'usine de pneumatiques Continental de Clairoix (Oise) ont manifesté lundi 18 mai devant la Bourse à Paris. Ils étaient partis à 10h30 de la gare du Nord et ont
défilé jusqu'à la place de la Bourse, où ils ont fait brûler plusieurs dizaines de pneus, dégageant une épaisse fumée noire devant l'ancien siège de la Bourse gardé par des CRS.
A la veille d'une négociation à Francfort, en Allemagne, sur des indemnités pour compenser la fermeture du site, qualifiée "d'opération spéculative" par les salariés, ils se sont mobilisés pour
faire pression sur la direction de l'équipementier.
Une "opération spéculative"
"Nous, les 1.120 salariés de Continental, tenons à dire notre colère" contre la
fermeture de l'usine prévue en 2010, "opération spéculative" pour "faire monter le cours de l'action", selon une motion lue remise à l'Autorité des marchés financiers (AMF) lue par un délégué et
adressée également aux actionnaires.
Les syndicats ont chiffré le nombre de manifestants entre 600 et 700 personnes.
Rencontre tripartite
"Nous voulons peser sur les négociations de demain, il faut que les Allemands
sachent qu'on ne lâchera pas, nous voulons le maintien de notre salaire jusqu'en 2012, comme c'était prévu dans l'accord de 2007 sur le retour aux 40 heures hebdomadaires, et une prime
exceptionnelle pour compenser la trahison de cet accord" par la direction, a déclaré Antonio da Costa, secrétaire CFTC du comité d'entreprise.
Des salariés de Lear, sous-traitant de PSA, dont l'usine de Lagny (Oise) doit également fermer, ont rejoint le cortège derrière une banderole "Lear sous-traitant de PSA, non à la fermeture".
La rencontre tripartite (syndicats, direction France et direction Allemagne) ouvrira officiellement les négociations du plan social lié à la fermeture de Clairoix (1.120 salariés), et dont la mise
en oeuvre, prévue pour le 19 mai, a été repoussée au 16 juin. Les salariés se rassembleront devant l'usine, "autour d'un barbecue", pour attendre les résultats de la réunion, a indiqué Xavier Mathieu.
Retour aux 40h
Continental a annoncé le 11 mars sa volonté de fermer Clairoix à partir de 2010 en
invoquant des surcapacités de production et un manque de compétitivité du site. L'annonce a suscité la colère des salariés qui avaient accepté en 2007 un retour aux 40 heures de travail
hebdomadaire contre une promesse de maintien de l'emploi jusqu'en 2012.
Selon un rapport d'experts mandaté par le CCE, la fermeture de l'usine est dans la lignée d'une stratégie de délocalisation vers des pays à plus faible coût de main d'oeuvre.
La production de l'usine est à l'arrêt depuis le 22 avril, pour "raisons de sécurité", à la suite du saccage par des salariés du pavillon d'accueil abritant notamment l'alarme incendie. En échange
du report de la mise en oeuvre du plan social, les syndicats se sont engagés à arrêter les violences et à reprendre le travail le 2 juin, date de fin des travaux de remise en état de l'usine.
(Nouvelobs.com avec AFP)
Par Le Pélardon Masqué
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Publié dans : Année 2009
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